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« La guerre des Rose » renaît : Benedict Cumberbatch et Olivia Colman rallument l’incendie conjugal

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Après trente-six ans, la bataille la plus venimeuse du cinéma reprend. Rebaptisé The Roses, le remake de La guerre des Rose réunit Benedict Cumberbatch et Olivia Colman dans une comédie noire dirigée par Jay Roach (Austin Powers, Bombshell) sur un scénario acide de Tony McNamara (The Favourite, Poor Things). Le film, inspiré du roman de Warren Adler et du classique de Danny DeVito (1989), sort en salles aux États-Unis le 29 août 2025.

L’intrigue, fidèle au matériau d’origine, scrute l’implosion méthodique d’un mariage — non plus pour l’arsenal de gags slapstick qui avait fait la réputation du film de 1989, mais via une satire plus feutrée des ambitions, du ressentiment et des rapports de pouvoir au sein du couple. La relecture de McNamara déplace le curseur : le rire est plus noir, les pics plus affûtés, l’observation plus cruelle.

Cumberbatch incarne Theo Rose, architecte en perte de vitesse ; Colman, Ivy, cheffe et restauratrice dont l’ascension attise la rivalité domestique. À leurs côtés, Andy Samberg (le copain devenu avocat du divorce), Kate McKinnon, Allison Janney, Ncuti Gatwa, Sunita Mani, Jamie Demetriou et Zoë Chao nourrissent la joute de contre-attaques verbales et d’alliances opportunistes. Derrière la caméra, Florian Hoffmeister signe l’image et Theodore Shapiro la musique, pour un montage nerveux de Jon Poll (durée : 105 min).

Les premiers extraits et entretiens laissaient déjà entrevoir une « artillerie » d’insultes délicieusement ciselées — Colman et Cumberbatch s’y livrent à un duel d’ego où chaque réplique est une lame. Le ton, résolument contemporain, jongle entre l’hilarité et la gêne, miroir d’un couple qui transforme la maison en champ de bataille affectif.

À l’approche de la sortie, les premiers papiers tracent un paysage contrasté. The Times salue un duo « sublime » et un film plus nuancé que l’original, privilégiant la charge sur le mariage moderne à la surenchère de cascades, quand d’autres voix jugent l’ensemble plus inégal, regrettant une mise en scène moins mordante que prévue. Ce spectre d’opinions confirme au moins une chose : The Roses n’a pas peur de diviser — comme le couple qu’il met en scène.

Le 25 août 2025, l’avant-première new-yorkaise a réuni Cumberbatch, Colman et une partie de la distribution — avec, clin d’œil au passé, la présence de Kathleen Turner, icône du film originel. Une façon d’entériner la filiation tout en assumant la rupture de ton.

À la différence de la farce corrosive de 1989, Roach et McNamara emballent leur satire dans un écrin élégant : maisons design, cuisines étoilées, verbe au scalpel. Ce n’est plus la chute dans les escaliers qui fait mal, mais la phrase qui coupe. Reste à savoir si cette cruauté feutrée laissera, en sortant de la salle, davantage de bleus que d’éclats de rire — ou l’inverse. Réponse dès vendredi 29 août 2025 dans les salles américaines.


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