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C’est quoi le Mpox ?

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En bref

  • Mpox (ex-« variole du singe ») est une infection virale due à un orthopoxvirus proche de celui de la variole. Elle se transmet surtout par contact étroit peau-à-peau (y compris pendant des rapports sexuels) avec les lésions ou les fluides d’une personne infectée.
  • Les symptômes: éruption cutanée/lésions douloureuses qui durent 2–4 semaines, souvent avec fièvre, ganglions et fatigue. L’incubation est en général de 6–13 jours (jusqu’à 21).
  • Une vaccination existe (MVA-BN : Jynneos/Imvanex/Imvamune) : deux doses à 28 jours d’intervalle, avec rappels recommandés pour certains publics en France. (CDC)
  • En cas d’infection, on s’isole jusqu’à cicatrisation complète de toutes les lésions.
  • Le 5 septembre 2025, l’OMS a levé le statut d’« urgence de santé publique de portée internationale », mais la vigilance reste de mise.

Qu’est-ce que le Mpox ?

Le Mpox est une maladie provoquée par le virus MPXV, un orthopoxvirus. Le nom « mpox » a été adopté par l’OMS pour éviter la stigmatisation liée à l’ancien terme. La transmission interhumaine se fait surtout par contacts rapprochés avec les lésions, croûtes ou fluides corporels; plus rarement via des objets/surfaces contaminés. Dans certaines régions d’Afrique centrale et de l’Ouest où le virus circule chez des petits mammifères, une transmission animal-homme est possible.

Micrographie électronique à transmission colorisée de particules immatures du virus MPOX (rouge avec enveloppe virale beige) trouvées dans une cellule VERO E6 infectée (bleu sarcelle), cultivée en laboratoire. Image prise au Centre de recherche intégré du NIAID (IRF) à Fort Detrick, dans le Maryland
Crédit : NIAID/Wikimedia Commons, license CC BY 2.0

Micrographie électronique à transmission colorisée de particules immatures du virus MPOX (rouge avec enveloppe virale beige) trouvées dans une cellule VERO E6 infectée (bleu sarcelle), cultivée en laboratoire. Image prise au Centre de recherche intégré du NIAID (IRF) à Fort Detrick, dans le Maryland.

Comment se transmet-il ?

Le virus se transmet principalement par peau-à-peau (caresses, étreintes, rapports sexuels), bouche-à-peau (baisers) et parfois par gouttelettes respiratoires en face-à-face rapproché. Les épidémies récentes hors d’Afrique ont montré un rôle important des réseaux sexuels, en particulier chez certains hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes, sans pour autant que le mpox soit « strictement » une IST.

À savoir : les préservatifs peuvent réduire certains risques mais ne suffisent pas à eux seuls : les lésions peuvent se trouver sur d’autres zones du corps.

Quels sont les symptômes ?

Après une incubation typiquement de 6 à 13 jours (jusqu’à 21), apparaissent :

  • Éruption/lésions (peau et/ou muqueuses), souvent douloureuses, évoluant en croûtes;
  • Fièvre, céphalées, douleurs musculaires, asthénie;
  • Adénopathies (ganglions).

La maladie dure en général 2 à 4 semaines. On est le plus contagieux à partir des symptômes et jusqu’à guérison complète des lésions.

Qui est plus à risque de formes sévères ?

Les enfants, les femmes enceintes, les personnes immunodéprimées (notamment avec VIH non contrôlé) présentent un risque accru de complications. Certains clades (groupes génétiques) du virus, comme le clade I circulant en Afrique centrale, sont associés à des formes plus graves que le clade IIb à l’origine de l’épidémie de 2022.

Que faire si je pense l’avoir ?

  • Contactez un professionnel de santé pour un conseil, un dépistage et la prise en charge de la douleur.
  • Isolez-vous : restez à la maison, évitez les contacts physiques et attendez que toutes les lésions aient croûté, que les croûtes soient tombées et qu’une nouvelle peau se soit formée. Couvrez les lésions, ne partagez pas linge/ustensiles, aérez et nettoyez les surfaces.
  • Prévenez vos contacts étroits afin qu’ils surveillent leurs symptômes, se fassent tester et envisagent une vaccination post-exposition.

La vaccination : pour qui, comment ?

Le vaccin de 3ᵉ génération MVA-BN (Jynneos / Imvanex / Imvamune) est recommandé pour les personnes à risque et les contacts :

  • Schéma standard : 2 doses à 28 jours d’intervalle (1 dose si vaccination antivariolique ancienne, 3 doses si immunodépression, selon les recommandations locales).
  • Post-exposition (PEP) : le plus tôt possible, idéalement < 4 jours après l’exposition ; jusqu’à 14 jours pour réduire la sévérité.
  • Âges : en Europe, Imvanex est autorisé dès 12 ans depuis septembre 2024.
  • En France, la HAS a recommandé en 2024 un rappel pour certains publics vaccinés depuis ≥ 2 ans (HSH, personnes trans avec partenaires multiples, travailleurs du sexe, proches vivant sous le même toit, etc.). Renseignez-vous auprès de votre ARS/centre de vaccination.

Important : la vaccination ne protège pas immédiatement ; continuez les mesures de réduction des risques (limiter les contacts rapprochés, éviter le partage d’objets, couvrir les lésions).

Y a-t-il un traitement ?

La plupart des cas bénéficient surtout de soins de soutien (antalgie, soins des lésions, hydratation). L’antiviral tecovirimat est autorisé dans l’UE pour traiter le mpox, mais il n’est pas largement disponible en France en ville et son bénéfice clinique semble limité dans les formes légères à modérées selon des essais récents; il peut être envisagé chez les patients à haut risque ou en cas de formes sévères, selon l’avis spécialisé.

Situation épidémiologique récente

Après une reprise en Afrique en 2024 (clade I), l’OMS a déclaré une urgence internationale (PHEIC) le 14 août 2024, puis l’a levée le 5 septembre 2025 compte tenu d’une baisse soutenue des cas. Cela n’efface pas le risque : des cas voyagent et la prévention reste essentielle, notamment dans les réseaux à forte promiscuité.

Comment se protéger au quotidien ?

  • Éviter les contacts rapprochés avec une personne présentant des boutons/croûtes inexpliqués.
  • Limiter le nombre de partenaires pendant les périodes de circulation, reporter les rapports si symptômes, et utiliser le préservatif (utile contre d’autres IST, partiellement contre le mpox).
  • Ne pas partager linge, serviettes, sextoys ; nettoyer surfaces et objets.
  • En cas d’exposition, consulter rapidement pour la PEP.

Ressources utiles (France)

  • Santé publique France : informations grand public et points de situation.
  • Ministère de la Santé : questions-réponses, vaccination (schémas, publics éligibles).
  • OMS : fiches et Q/R à jour sur la maladie, l’isolement et la vaccination.

 

Cet article est informatif et ne remplace pas un avis médical. Si vous avez des symptômes ou des questions personnelles (grossesse, immunodépression, VIH, enfant malade), parlez-en à un professionnel de santé.


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